dimanche 6 juin 2010

Poster des différents connecteurs, CPU, mémoires

C'est peut-être un peu ancien comme découverte mais voici une image représentant la majorité des connecteurs présents dans les ordinateurs récents ou un peu plus anciens. En cliquant sur l'image, vous vous retrouverez sur le site de l'auteur où vous pourrez télécharger la version géante en PNG 4320x6120.






Très pratique pour identifier un connecteur, processeur, type de mémoire, etc.

dimanche 30 mai 2010

Video sur le nettoyage avancé des malwares

Les malwares deviennent de plus en plus difficiles à repérer. Les identifier est la première étape, il faut ensuite les rendre inactifs puis les effacer. Certains malwares se regénèrent soit immédiatement soit lors du redémarrage, ce qui complique encore plus les choses.

Mark Russinovich, auteur des outils du site Sysinternals (acquis par Microsoft) explique comment enlever les malwares récalcitrants dans la présentation suivante: (lien ici). Malheureusement, c'est en anglais seulement mais c'est très instructif. Silverlight doit être installé pour permettre le visionnement.

Voici les liens pour le téléchargement des logiciels les plus indispensables utilisés lors du vidéo:

Autoruns, Process Explorer, Sigcheck, TCP View, System Virginity Verifier.

Comparaison de GPU

Il existe aujourd'hui telle quantité de variations dans les différentes offres de cartes vidéo qu'il est devenu difficile de savoir ce qui différencie un modèle d'un autre.

Pour se faciliter la tâche, il existe heureusement de nombreux sites qui ont déjà fait le gros du travail. Par exemple, GpuReview, permet de comparer les spécifications techniques des différents GPU. Un autre qui m'est souvent utile, HW Compare, affiche les résultats de différents benchmarks sur les GPU choisis.

dimanche 28 mars 2010

Quelques photos...

Ayant décidé de faire le transfert des images de mon appareil photo, j'y ai trouvé quelques photos intéressantes à mettre dans la catégorie "extrême":

Sur celle-ci, on voit l'intérieur d'un bloc d'alimentation qui a tellement chauffé que la bobine (objet rond couleur cuivre) s'est dessoudée. On voit que l'endroit où elle était située est séverement brûlé.




Ici, on a un portatif passablement défraîchi. L'écran est couvert d'empreintes et de taches. Le plus étonnant c'est que cet appareil n'a que 6 mois d'usage...




Ici, c'est le classique ventilateur à barbe. Même pas la peine d'essayer de le nettoyer.



Et maintenant, du jamais vu! Une imprimante sur laquelle un insecte a construit son cocon. Ça en dit long sur les conditions d'utilisation...

Gros plan sur la bestiole...

lundi 28 décembre 2009

Erreur 0x205 avec Acer eRecovery

Un petit problème s'est présenté avec quelques ordinateurs Acer sur lesquels une version 64 bits de Windows 7 était installée. Losqu'on veut créer les disques de restauration, eRecovery affiche une erreur 0x205 juste avant que la gravure des DVD commence.

J'avais d'abord pensé que le graveur était défectueux mais, après un test avec NTI, tout semblait OK. J'ai dû faire quelques recherches pour trouver la solution: une mise à jour du logiciel Recovery Managment disponible ici. La page contenant l'article sur le site Acer est ici.

lundi 16 novembre 2009

Trouvailles de la semaine

Les logiciels malveillants sont de plus en plus difficiles à enlever. Certains utilisent des techniques "rootkit" pour se cacher. D'autres, plus agressifs, vont causer la fermeture des logiciels de nettoyage comme Malwarebytes AntiMalware ou Spybot. Ils vérifient en premanence les processus actifs et terminent ceux qui pourraient permettre de les enlever du système.

Pour y remédier, les auteurs de SuperAntiSpyware (SAS) ont conçu une page de téléchargement sur laquelle vous trouverez une version de leur logiciel spécialement préparée pour scanner sans éveiller les soupcons des malwares. À tous les téléchargements, le nom change et la version offerte est utilisable sans installation préalable. Vous l'exécutez, scannez, enlevez les malwares et le tout sans laisser de traces une fois le travail fini. Vous pouvez télécharger SAS Online Scanner ici.

L'une des premières victimes d'une infection est souvent l'Internet Explorer. Fréquemment, après nettoyage des spywares, il arrive qu'il ne fonctionne plus correctement parce que certaines de ses fonctions sont manquantes ou endommagées. Pour y remédier, il y a Fix IE Utility qui se charge de ré-enregistrer tous les OCX et DLL dont IE a besoin pour fonctionner normalement.

Si vous voulez avoir des infos sur le matériel d'un système, System Info for Windows (SIW) est un outil des plus utiles. Il se lance lui aussi sans installation et peut fournir des informations telles que la température du processeur et des disques durs, le suivi en temps réel de l'utilisation de la mémoire, du processeur ou du lien réseau. Il intègre aussi quelques outils comme un test de l'écran et un révélateur de mot de passes (cette dernière fonction n'a pas marché sous Win7 x64 lors de mes tests).

samedi 31 octobre 2009

Les photos de la semaine

Voici les quelques cas qui méritaient une photo cette semaine:

Ici, on a un portatif sur lequel l'utilisateur a collé des patins de feutre dans le but d'améliorer la circulation d'air sous l'appareil.
Je vous présente "Le Ouija XP".

Un gros plan sur l'empilement de patins de feutres...

Cet autre portatif, lui, a subit des dommages considérables: il m'est arrivé dans cet état:
Autre vue des dégats:

La cause: une auto lui est passé dessus...

mercredi 30 septembre 2009

Quelques cas "hot"

Encore des candidats pour le musée des horreurs... Tous des cas de surchauffe assez extrêmes.

Ici, un radiateur de processeur complètement engorgé par de la poussière brunâtre causée par de la fumée de cigarette mélangée à la poussière ambiante. Essayez d'imaginer les poumons de l'utilisateur... Evidemment, l'ordinateur fonctionnait quelques minutes et s'éteignait tout seul peu après, ayant rapidement dépassé la température critique.



Un portatif qui devenait très chaud à l'usage et qui se fermait tout seul, lui aussi. En le démontant pour nettoyer le radiateur, j'ai été surpris par l'épaisseur de la couche de poussière qui s'y était accumulée. Ça ressemblait à l'espèce de mousse qui sort d'un séchoir à linge (mais en moins propre).



Ici, le client avait eu des bugs d'affichage puis un écran noir ensuite. En apportant l'appareil en atelier, il m'a fait remarquer que quelque chose se promenait à l'intérieur du boîtier. Une fois l'appareil démonté, j'ai retrouvé un composant électronique (en bas à gauche) qui s'était détaché de la carte vidéo. Reconstitution des évènements: le ventilateur de la carte s'arrête. Le processeur graphique chauffe tellement qu'il fait fondre les soudures du composant qui tombe ensuite au fond du boîtier. On peut voir que le plastique recouvrant le logo du fabriquant sur le radiateur a été déformé par la chaleur au point de se décoller de celui-ci. Quatre condensateurs ont aussi coulé (à gauche du radiateur). Entre ceux-ci, on voit l'endroit où était le composant avant qu'il ne se détache.







mardi 29 septembre 2009

Des cas lourds

On dirait bien que c'est la semaine des cas difficiles.

Un portatif Dell avec Vista ne veut pas dépasser l'écran d'accueil. On voit le message "Bienvenue" qui s'affiche normalement à l'ouverture de Windows puis ensuite un écran noir avec le pointeur de souris et ça reste ainsi ensuite. J'ai fait une vérification du disque dur, un chkdsk, plusieurs restaurations à des points de sauvegarde différents: rien à faire... J'ai réussi à me rendre au bureau de Vista à quelques reprises mais dès que j'essaie de mettre un fichier dans la corbeille, le système refuse de terminer la tâche. Impossible d'ouvrir en mode sans échec non plus. Demain, je tente de créer un autre profil utilisateur, pour voir. Si ça ne fonctionne toujours pas, on repart à zéro (ce que je n'aime pas faire).

Le deuxième cas à problème: un portatif Sony assez ancien (seulement 256 Mo de RAM et XP) est sérieusement infecté. L'utilisateur s'en est servi pendant plusieurs années sans avoir à le brancher sur le net. Au moment où il a décidé de se connecter à internet, il n'avait aucune mise à jour (même pas le service pack 1!) et pas d'antivirus. En très peu de temps, il s'est fait infecter de façon magistrale. Un des virus présents est celui nommé Virut qui peut se répandre en infectant les clés USB. Un utilitaire, Rmvirut, est disponible sur le site de AVG pour ce cas particulier. Il y avait aussi un trojan et quelques autres bestioles. Inutile d'essayer de désinfecter la machine en démarrant dans Windows, il faut travailler à partir d'un CD et passer le système au peigne fin avec plusieurs scans comme McAffee, Avast et Sophos. De très nombreux exécutables ont été nettoyés mais explorer.exe a été effacé. J'ai ensuite dû faire une réparation du système et j'en ai profité pour le faire avec un CD contenant XP SP3. Bien sûr, j'ai conseillé au client de rajouter de la mémoire et lui ai installé un antivirus.

jeudi 17 septembre 2009

Problème de mises à jour avec Vista

Aujourd'hui un autre cas bizarre avec Vista (il y en a de plus en plus). L'ordinateur démarrait normalement et affichait ensuite l'écran "Installation mise à jour 3 de 3, 0%" puis redémarrait ensuite pour refaire le même manège.

Impossible d'aller en mode sans échec. J'ai tenté plusieurs restaurations du système à des points différents mais celles-ci ne pouvaient jamais se terminer non plus, affichant "Finalisation de la restauration du système" sans que ça aille plus loin. Pas d'activité sur le disque dur, attendre 1 heure n'a rien donné.

J'ai fait une vérification du disque dur: pas de secteurs défectueux. J'ai aussi vérifié le système de fichiers: aucune erreur là non plus.

Après une recherche sur le net, j'ai trouvé le fichier qui contient le script des mises a jour: il s'agit de pending.xml dans C:\Windows\winsxs. En démarrant avec un DVD de Vista en mode réparation, je l'ai effacé en mode ligne de commande. Au redémarrage suivant, le système a ouvert normalement et s'est rendu au bureau de Vista. J'ai ensuite effectué quelques mises à jour mais certaines ont échoué. Le système semblait OK et était déjà au niveau du ServicePack 2. Rien d'autre d'anormal.

mercredi 16 septembre 2009

Remplacement du vieux modem câble

Depuis déjà plusieurs mois, j'avais une connexion à Internet qui semblait se dégrader de plus en plus. Avec un forfait à 5 Mbits, j'aurais dû avoir des vitesses de téléchargement de l'ordre de 625 Ko/s alors que je ne pouvais qu'avoir des pointes à 550 Ko/s. Je dis bien des pointes parce que les téléchargements oscillaient de 400 à 550 Ko/s avec une moyenne de 480 Ko/s environ. Je me disais que c'était peut-être normal parce que mon fournisseur Internet devait être surchargé (ça lui est déjà arrivé).

Il y a quelques semaines, je suis passé au forfait 8 Mbits. Grossièrement, je m'attendais à pouvoir télécharger à environ 750-800 Ko/s mais ça plafonnait à 730 tout en étant très inconstant: sans prévenir, les téléchargements s'arrêtaient puis reprenaient quelques secondes plus tard et parfois la connexion coupait totalement. Je devais aussi fréquemment redémarrer le modem câble et cela surtout depuis le passage à la vitesse supérieure.

C'est alors que je me suis mis à penser que le problème pouvait venir de mon modem câble, un Com21 DoxPort 1010. En allant l'examiner de près, je me suis rendu compte que la date de fabrication était du 24 septembre 1999... Presqu'exactement dix ans! Je l'avais depuis au moins 8 ans et, au début, avec des vitesses de l'ordre de 120 Ko/s, il a toujours été fiable. De plus, en faisant quelques recherches sur Internet, j'ai appris que le fabriquant Com21 avait été racheté par Castlenet il y a quelques années. Donc, plus aucune chance de mises à jour pour cet appareil (elles sont gérées par le fournisseur Internet).



Même si mon founisseur Internet aurait pu me louer gratuitement un modem (un Arris), j'ai opté pour faire l'achat d'un nouvel appareil. Mes raisons: je voulais une marque reconnue et être possesseur de l'appareil au cas où les termes du forfait changeraient. Après quelques recherches, j'ai commandé en ligne un Motorola SB5101. J'ai hésité entre ce dernier et le D-Link DCM-202 mais finalement j'ai opté pour le Motorola, craignant que le D-Link aie moins de chances d'être accepté par mon fournisseur.

Hier, j'ai reçu l'appareil et j'ai tout de suite été surpris par sa petite taille comparativement au Com21. De plus, avec une consommation réduite, il est probablement moins porté à chauffer. Finalement, j'aime bien qu'il puisse être installé debout, ce qui économise de l'espace.


Vers 19 heures, j'appelle mon fournisseur pour lui communiquer les détails du nouveau modem (adresse MAC et numéro de série). J'ai dû ensuite attendre 24 heures pour l'activation parce que ce modèle n'est pas répertorié dans ceux qu'ils supportent. En arrivant du travail aujourd'hui, la première chose que j'ai vérifié c'est l'état du vieux Com21 qui fonctionnerait tant que le Motorola ne serait pas activé: il n'était plus en ligne. Quelques instants plus tard, le SB5101 était en ligne et opérationnel.
Première chose à faire: quelques tests de vitesse. Et là, ça a dépassé mes espérances: 978 Ko/s en téléchargement avec un débit très stable ne variant que de quelques dizaines de Ko/s. A 8 Mbits, je devrais avoir en théorie 1000 Ko/s et j'en suis très proche. En résumé, voici les résultats des tests dans diverses configurations:
  • Service à 5 Mbits avec Com21: 480 Ko/s (quelques pointes à 550 Ko/s, instable)
  • Service à 8 Mbits avec Com21: 600 Ko/s (quelques pointes à 730 Ko/s, instable)
  • Service à 8 Mbits avec Motorola: 978 Ko/s (très stable)

J'aurais probablement dû changer mon modem câble depuis longtemps. Mais la dégradation du service a été tellement progressive que je ne me suis jamais douté que le Com21 pourrait être désuet.

dimanche 13 septembre 2009

Ecran bleu 0x00000024 (encore un!)

Dernier cas cette semaine: un Dell avec un BSOD 0x00000024. Après une brève recherche sur internet, je suis tombé sur cette page qui contient une liste des principaux codes d'écrans bleus et les causes / solutions possibles. Concernant ce code précis, on y parle d'erreur du NTFS.SYS. Autrement dit, il se produit un problème qui empêche d'accéder à la partition C: lors du chargement du pilote NTFS.

Première chose à faire quand on parle d'erreurs dans une partition: une vérification du disque et celle-ci n'a révélé aucun problème physique (pas de secteurs défectueux) après un scan.

Deuxième étape: la vérification du système de fichiers NTFS. En démarrant avec un CD de récupération comme UBCD4Win, j'avais l'intention de faire une vérification avec chkdsk en ligne de commande mais je n'avais pas accès à la partition principale; elle semblait invisible même si le disque dur lui-même était reconnu.

Après quelques essais, je me suis souvenu que Norton GoBack affichait un bref écran au démarrage. Comme la principale fonction de GoBack est de pouvoir restaurer l'ordinateur à un état antérieur, je suis entré dans son menu (barre d'espace au démarrage) et j'ai tenté quelques restaurations du système avec des points de plus en plus éloignés. À toutes les fois, le même code d'erreur est revenu. GoBack peut probablement restaurer les fichiers mais n'est pas en mesure de réparer des erreurs dans le système NTFS.

Une autre chose que j'ai apprise à propos de GoBack c'est qu'il se charge avant le système d'exploitation et qu'il empêche l'accès à la partition s'il n'est pas actif. Heureusement, on peut désactiver GoBack en passant par son menu de démarrage et c'est ce que j'ai dû faire pour avoir accès à la partition C: avec le CD de UBCD4Win. Ensuite, j'ai pu exécuter la commande chkdsk /f /x pour corriger de très nombreuses erreurs dans le système NTFS.

Au redémarrage suivant, l'ordinateur s'est rendu directement (mais lentement) au bureau de XP; le principal problème était résolu. Comme le système était anormalement lent, j'ai dû y faire un ménage dans les logiciels, enlever les spywares, enlever les traces des logiciels Norton (GoBack et 360 étaient endommagés) avec SymNRT (un utilitaire très pratique pour désinstaller les logiciels Symantec qui coincent dans le système).

Finalement, comme c'est toujours le cas après un bon ménage, faire les mises à jour de Windows Update et installer un antivirus (Avast).

mercredi 9 septembre 2009

Erreurs BSOD

Depuis quelques temps, j'ai l'impression que de plus en plus de problèmes sont causés par des erreurs de mémoire. Quand, dans Vista, on a des écrans bleus (BSOD) à répétition, avec des codes d'erreurs différents, la première chose à vérifier est la mémoire.

Encore aujourd'hui, un portatif Acer souffrait de plantages fréquents dans Vista. En chercheant le code d'erreur, je ne trouvais rien de significatif. Au deuxième écran bleu, un code différent est apparu et là, un test de mémoire s'imposait. En général, dès que le client me parle d'écrans bleus, je commence les diagnostics par une vérification de la mémoire avec le logiciel MemTest86. Il existe une autre version, Memtest86+, qui est plus à jour et peut mieux identifier le chipset que la version originale; c'est celle-là que je préfère.

Après avoir téléchargé et gravé l'ISO sur CD, l'utilisation en est très simple: on démarre à partir du disque Memtest+ et on laisse aller le test pendant au moins 15 minutes. Avec les processeurs de plus en plus rapides, on pourrait penser que seulement quelques minutes de test suffisent mais la quantité de mémoire installée a augmenté encore plus rapidement que la fréquence des CPU, ce qui allonge la durée des tests.

Il m'est arrivé d'avoir quelques cas difficiles pour lesquels Memtest pouvait chercher pendant 30 ou 45 minutes avant de déceler le problème. Quand il y a plusieurs modules d'installés, il faut ensuite procéder par élimination pour isoler celui ou ceux qui sont défectueux, ce qui peut prendre encore un certain temps. Il arrive même que les modules ne présentent pas de problèmes lorsque testés individuellement mais échouent les tests quand ils sont groupés (ce qui pointe plus vers une carte-mère défectueuse que du côté des modules).

Parfois, il peut être utile d'avoir un second logiciel pour faire la vérification; Gold Memory est un autre utilitaire qui s'emploie de la même façon que Memtest et qui trouve parfois les erreurs plus rapidement. Il y a aussi le test inclus dans le menu de réparation de Vista, ce qui prouve que les problèmes de mémoire sont maintenant assez fréquents pour que Microsoft fournisse un test avec le système.

Le test de mémoire est aussi nécessaire lors de l'ajout de nouveaux modules dans un ordinateur. Même si le module est sans défaut, il peut se produire des incompatibilités avec les modules déjà installés ou les composants de la carte-mère qui peuvent ne pas pouvoir trouver une configuration adéquate. Chaque module de mémoire contient un chip nommé SPD sur lequel sont stockés les informations de timing pour les diverses fréquences auxquelles il peut être utilisé. Si le module est mis en présence d'autres modules moins rapides, il devra ajuster sa vitesse en choisissant la configuration la plus appropriée. Parfois, des modules différents ne peuvent trouver une configuration commune stable.

Il faut aussi veiller à ce que les cartes-mère supportant des configurations en double canal (dual channel) aient des paires de modules identiques. Le i7 supporte même le mode triple canal et on a alors intérêt à faire l'achat de modules testés vendus ensemble en kit de 2 ou 3 barrettes.

mercredi 26 août 2009

Les trouvailles du jour

Voici quelques petits logiciels utiles:

  • JavaRa - Un utilitaire pour faire le ménage dans les différentes versions de Java qui s'accumulent au fil des mises à jour.
  • Linx - Un logiciel pour tester la stabilité d'un système. Il fonctionne en 32 ou 64 bits et utilisera tous les processeurs disponibles (1, 2 ou 4 coeurs).
  • MagicDisc - Il s'installe et se désinstalle sans redémarrer et créée un lecteur DVD virtuel dans lequel on peut monter des images de disques aux format les plus répandus (ISO, BIN, CCD, etc). Il peut même compresser les images dans un format propriétaire (UIF) de façon à sauver le maximum d'espace.

mercredi 19 août 2009

Restauration du système

Il arrive qu'il soit nécéssaire de restaurer un système à son état d'usine. Auparavant, les constructeurs fournissaient des CD ou DVD de restauration pour la remise à zéro de l'ordinateur. Maintenant, il est assez rare d'avoir ces disques avec l'achat d'un système; l'utilisateur doit les créer lui-même une fois Windows chargé.

La restauration du système se fait maintenant à partir d'une partition cachée du disque dur, à laquelle on accède en appuyant sur certaines touches du clavier au démarrage de l'ordinateur. Cette partition est normalement invisible, ce qui la protège d'un effacement accidentel ou d'une corruption par des logiciels malveillants.

J'ai fait quelques recherches afin de réunir les procédures de démarrage pour activer la restauration pour les marques les plus répandues. Notez que toutes ces procédures se font à l'ouverture de l'ordinateur et que si vous échouez, vous devrez fermer, redémarrer et essayer de nouveau. Il est aussi parfois nécéssaire de taper la combinaison de touches plusieurs fois de suite de façon rapide pour qu'elle soit effective.
  • Acer - ALT + F10 quand on voit le logo Acer à l'écran
  • Compaq / HP - F11 quand on voit le logo
  • Gateway - F11 quand indiqué ou ALT + F10 (comme Acer)
  • Toshiba - Maintenir 0 (zéro) AVANT d'ouvrir l'ordinateur, relâcher au logo
  • Dell - CTRL + F11 lorsque le logo est visible
  • Sony VAIO - F10 dès que le logo apparaît
  • Asus - F9 dès que le logo apparaît
  • IBM / Lenovo - F11 au démarrage
  • Packard Bell - F11 dès l'apparition du logo

Si ça ne fonctionne pas ou que le fabriquant de votre ordinateur n'apparaît pas dans la liste, vous pouver toujours essayer ceci si le système installé est Vista: au démarrage, appuyez sur F5 pour faire apparaître le menu de test de Vista, ensuite F8 pour le menu de démarrage et choisissez l'option du haut, Réparer l'ordinateur en vous déplaçant avec les flèches pour ensuite sélectionner avec Entrée. Après quelques questions, vous vous retrouverez au menu suivant:

Vous avez alors l'option d'utiliser la restauration de Windows Vista (option Restaurer le système)pour revenir à un état antérieur. Oubliez l'option Restauration de l'ordinateur Windows si vous n'avez pas fait de sauvegarde; elle sera alors inutile. Comparez ce menu avec celui que vous avez sur votre machine: certains constructeurs y ajoutent parfois leurs propres options de restauration et c'est par là qu'il faudra passer pour une remise à l'état d'usine du système.

mardi 11 août 2009

Analyse d'un malware

Il y a de cela 3 jours, j'étais en train de faire l'essai d'un nouveau logiciel anti-spyware sur mon ordinateur principal, sur lequel est installé Vista 64. Il s'agissait de UnHackMe et j'ai lancé un scan de routine pour avoir une idée de son fonctionnement.

Quelques minutes après, il trouve un fichier infecté dans C:\Windows\SysWOW64\drivers: NTNDIS.EXE. J'ai pourtant Norton Antivirus 2009 et ce dernier n'avait rien détecté. Je me suis dit que c'était peut-être une fausse alerte de UnHackMe. J'installe alors MalwareBytes AntiMalware, effectue ses mises à jour et refait un scan: le même fichier ré-apparaît dans la liste des menaces découvertes.

N'ayant pas téléchargé UnHackMe à partir de son site officiel, je me suis dit que c'était peut-être lui qui m'avait infecté. Il arrive souvent que des logiciels tout à fait dignes de confiance soient injectés de malwares pour les transformer en chevaux de Troie. C'est une façon astucieuse de mettre l'utilisateur en confiance et ensuite d'en profiter.

Plutôt que d'essayer de combattre l'infection, j'ai décidé de restaurer une sauvegarde Ghost complète du système datant du mois de juin. Je devais le faire de toutes façons parce que j'avais accumulé beaucoup de résidus d'installations de logiciels que j'avais mis à l'essai depuis la dernière sauvegarde.

Je redémarre avec un CD bootable et restaure mon système. Au retour dans Windows, Norton se met à jour et peu après, il m'alerte que j'ai un fichier infecté... le même NTNDIS.EXE encore. Pourquoi ne m'a-t-il pas pas prévenu avant alors que j'étais visiblement infecté depuis 2 mois? Peut-être que le virus avait réussi à s'inscrire dans les exclusions de Norton. En tous cas, cette fois-ci, Norton le détecte et réussi à l'éliminer après un redémarrage. Je refais un scan avec MBAM et celui-ci élimine les dernières traces dans la base de registres. Je redémarre et refais un scan: plus rien. Le problème est résolu.

Mais un autre problème se présente: et si ce malware avait réussi à me subtiliser des infos personnelles telles que mots de passe, numéros de cartes de credit, etc? En deux mois, il aurait eu tout le temps de le faire. Je venais justement d'appeler Visa pour des problèmes de frais chargés sans mon autorisation et l'inquiétude me gagnait.

Première chose à faire: changer tous les mots de passe importants. Le premier d'entre eux est celui du courriel. Si un pirate peut intercepter mes courriels, alors il aura accès à toutes les confirmations de changements de mots de passe dans lesquelles le nouveau mot de passe est souvent envoyé à titre de référence. Autre chose: rendre les mots de passe plus sécures. J'ai la mauvaise habitude de souvent ré-utiliser les même mots de passe à des endroits différents, ce qui me simplifie les choses mais rend aussi un fier service à nos amis les pirates.

Il me faudrait d'abord un logiciel pouvant gérer les mots de passe. J'écoute les podcasts de Mike Tech Show, Security Now, Podnutz, Tech-Vets et quelques autres. On y apprend énormément de petits trucs, renseignements et conseils utiles. J'avais entendu parler du logiciel Keepass quelques jours plus tôt et c'est celui-ci que j'ai décidé d'utiliser. Il est gratuit, portable (fonctionne sur une clé USB) et peut générer lui-même des mots de passes selon les spécifications de l'utilisateur. En plus, il évalue la solidité du mot de passe face à des attaques.

J'ai changé tous les mots de passes importants en prenant soin de générer les nouveaux à partir de Keepass selon certaines spécifications pour les rendre plus faciles à utiliser et à retenir tout en gardant un niveau de sécurité acceptable. J'ai même pu programmer Keepass pour qu'il tape lui-même les mots de passe sur les sites où j'en utilise. En plus, j'ai aussi une version pour Mac avec laquelle la base de données des compatible.

Un fois rassuré pour ce qui est de la sécurité de mes information personnelles, je me suis demandé qu'est-ce que le malware en question avait bien pu faire comme activité dans mon système. J'utilise souvent le site Virus Total pour envoyer des fichiers à scanner. Il vérifie le fichier envoyé avec une quarantaine d'antivirus et vous dit ensuite combien ont trouvé quelque chose mais la description du fichier infecté est assez vague. Pour en savoir plus, je me suis dit que j'essaierais par moi-même d'analyser le malware.

Première chose: trouver un ordinateur sur lequel je pourrais libérer le malware et l'étudier. J'ai choisi une machine virtuelle avec XP Pro SP2 sous Macintosh. Je me sers du logiciel Parallels sous Mac pour les quelques utilitaires Windows qui me manquent parfois avec le Mac Mini sous OS X. En plus, avec Parallels, on peut prendre des "snapshots" du système et revenir en arrière facilement. Le Mac offre une protection supplémentaire pour manipuler les fichiers infectés étant donné qu'il est impossible pour un virus Wiindows d'infecter le Mac (sauf quelques exceptions très rares concernant les macros d'Office, par exemple).

J'ai réuni ensuite quelques outils logiciels pour m'aider à étudier le malware: WireShark, un packet sniffer pour analyser le traffic réseau, FileMon pour les fichiers qui sont accédés ou modifiés et Regmon pour les changements dans la base de registre. J'ai ensuite extrait le fichier NTNDIS.EXE de ma sauvegarde et l'ai transféré sur le bureau de la machine d'étude. Pas d'antivirus, bien sûr, on lui laisse le champ libre pour se propager. Je double-clique sur le fichier infecté et c'est parti!

Immédiatement, il y a activité sur le réseau. Le malware accède à un site d'hébergement gratuit à toutes les 15 secondes, comme pour se rapporter. N'étant pas familier avec WireShark, ça m'a pris un peu de temps pour pouvoir décrypter les paquets envoyés sur le réseau. Je ne suis pas non plus un spécialiste du net ou un crack des protocoles TCP/IP. Le site auquel il accède est hack***e.iespana.es. Les "*" sont pour éviter de divulger l'adresse complète. Le site semble vide et on reçoit une erreur si on s'y connecte avec un navigateur.

Dans le relevé des échanges entre le site et le malware, on voit que ce dernier envoie la commande HTTP suivante:

POST /3/?act=online&s4=1750&s5=2999&nickname=c2VkZjliMlsyODE5MF0= HTTP/1.1

et le site répond par ce qui semble une page web. Tout ça, on peut le voir dans l'historique de conversation de WireShark et ça se répète continuellement toutes les 15 secondes environ. J'ai d'abord cherché à me logger sur le site avec un navigateur côté Mac mais il n'y avait pas de site, seulement une erreur de SQL (base de données). J'ai ensuite ajouté /3/.... et tout le reste de la ligne après l'adresse du site et là, plus d'erreur, le site retourne une page vide, comme dans le log de WireShark.

En faisant divers essais, j'ai pu découvrir que le site est accessible quand on tape ceci à la suite de l'adresse: /3/index.php. J'ai pu aussi découvrir que si on tape juste index, il nous liste deux fichiers qui portent le même nom: index.php et index.php~. Le site est monté en MySQL et le script d'entrée est index.php mais l'autre (index.php~) est une copie de sauvegarde du précédent script et il est visible en clair si on tape /3/index.php~.

En examinant le code contenu dans la précédente version du site, j'ai pu voir l'ancien mot de passe utilisé de même que toutes les fonctions disponibles. Malheureusement, l'ancien mot de passe avait été changé et je n'ai pas pu accéder à l'interface.

En étudiant le code et en cherchant des références sur Google, j'ai pu comprendre en gros comment fonctionnait le spyware. La ligne qu'il envoie contient le nom de l'ordinateur codé en base64. En me servant d'un site pour décoder ce qu'il y a après nickname=, j'ai pu retrouver le nom de mon ordinateur virtuel avec un code entre crochets:

sedf9b2[28190]

Peut-être s'agit-il du numéro de port avec lequel le virus peut communiquer avec le pirate. Ce que je sais c'est que le hacker, une fois loggé sur le site, peut envoyer diverses commandes aux ordinateurs infectés comme une attaque du type Flood, il peut aussi recevoir des informations sur l'ordinateur infecté, exécuter un logiciel, et même se faire envoyer un fichier provenant de l'ordinateur compromis. Autrement dit, il a le contrôle total du système sans que l'utilisateur le sache. Il y a même une commande pour se faire envoyer une copie d'écran!

Il y a aussi des commandes pour lister les bots (le nom donné aux ordinateurs infectés), voire depuis quand ils sont infectés, gérer la façon dont ils communiquent, de même que beaucoup de commandes ayant trait à des serveurs IRC. Les bots, peuvent communiquer leur présence et recevoir des instructions à partir d'un protocole IRC. Je ne sais pas s'ils peuvent se logger sur un canal IRC, cependant. C'était la façon dont fonctionnaient les anciens bots mais les nouveaux semblent se contrôler à partir d'une interface web, ce qui a l'avantage de pouvoir passer au travers des routeurs sans qu'ils soient gênés par un pare-feu.

Après une journée de recherches, je n'ai pas pu pousser plus loin. Il aurait fallu un hacker pour pouvoir investir le site de contrôle des bots et faire le tour de ce qu'il contient. J'ai fait quelques recherches sur ce type de malware et il est disponible tout simplement en téléchargeant un kit. N'importe quel utilisateur peut ensuite monter son site de contrôle (sur un hébergeur autorisant les scripts PHP) et répandre l'infection en injectant le code dans un autre logiciel, par exemple un générateur de clé ou un crack de logiciel piraté.

N'importe quel exécutable peut servir pour infecter et en analysant le NTNDIS.EXE, j'ai pu voir que ce malware a été écrit en VisualBasic, un language de programmation à la portée de n'importe quel utilisateur. Cependant, une connaissance approfondie du système est nécéssaire parce que NTNDIS est un rootkit, ce qui veut dire qu'il devient invisible pour la plupart des logiciels antivirus une fois qu'il infecte le système.

mardi 4 août 2009

Vancances

Vacances jusqu'au 16 août! Un peu moins d'informatique, un peu plus de soleil (s'il y en a...) et la compagnie de ma fan numéro 1...

J'ai quand même quelques projets dont j'aimerais parler. Un de ceux dont je suis le plus satisfait a été celui du changement de routeur. Auparavant, j'avais un Linksys WRT-54G et j'avais entendu parler des firmwares alternatifs comme OpenWrt, DD-Wrt ou Free-Wrt. Ces firmwares remplacent celui du fabriquant et offrent de nombreuses possibilités normalement réservées aux routeurs professionnels. Ils sont tous basés sur une version spécialisée de Linux, et le code en est open source, ce qui veut dire que tous peuvent contribuer à son amélioration. De nombreuses variantes sont disponibles pour chacune des "distributions" offertes.

Mon choix s'est arrêté sur Tomato qui, malgré un nom peu inspirant est un firmware très stable et optimisé pour l'efficacité et la compacité du code sans enlever les caractéristiques les plus intéressantes.

Malheureusement, j'avais la version 5 du routeur WRT-54G, dans lequel Linksys a décidé de faire passer à 8 Mo de mémoire flash au lieu des 16 Mo des précédentes versions, nécéssaires pour Tomato et les autres distributions. Je me suis mis à la recherche d'un routeur qui serait supporté par Tomato et je suis tombé sur le Asus WL-520GU qui avait un chipset compatible et même une prise USB en bonus. Cette prise USB sert normalement au partage d'imprimante mais le firmware Tomato peut l'utiliser pour partager un lecteur réseau USB, transformant l'appareil en un serveur de fichiers rudimentaire.



Après téléchargement du firmware Tomato, j'ai reflashé tout de suite de routeur. La procédure a été assez simple car il fallait seulement renommer le fichier et lui donner le nom qu'espérait l'ancien firmware dans le menu de mise à jour. Juste après le flashage, j'ai dû aller dans le menu Administration / Configuration et choisir "Erase all data in NVRAM" dans le menu "Restore Default Configuration" parce que la mémoire non-volatile doit être ré-initialisée après un changement de firmware. Pour les mises à jour suivantes, ce n'est pas nécéssaire.

Le firmware Tomato apporte de nombreuses fonctionnalités supplémentaires parmi lesquelles les suivantes me sont les plus utiles:

  • Le suivi en temps réel de la bande passante (avec un graphique défilant)
  • Les statistiques journalières, hebdomadaires et mensuelles de téléchargement (upload et download) permettant de savoir exactement la bande passante utilisée.
  • La possibilité de définir des priorités pour gérer la bande passante. Par exemple, mettre le traffic de la Xbox prioritaire pour pouvoir jouer en ligne et télécharger sur un PC en même temps. On peut aussi assigner des priorités au niveau des services, comme par exemple permettre au pages web de passer même si on télécharge sur un service Peer-to-Peer. On peut aussi limiter la bande passante de certains ordinateurs en assignant une limite d'après l'adresse MAC.
  • Le sans-fil aussi compte une option intéressante: on peut modifier la puissance d'émission pour améliorer la portée du routeur. Notez qu'il faut faire attention à ne pas dépasser une certaine limite sous peine d'endommager l'émetteur.
  • On peut aussi programmer des restrictions pour l'accès à Internet. Par exemple, bloquer l'accès de certains ordinateurs à partir de minuit jusqu'à 5h, ou couper le sans-fil la nuit.

Bien sûr, l'aspect sécurité est aussi enrichi de nombreuses options par rapport au firmware du constructeur. On n'a pas non pu oublié les fonctions de base comme le port forwarding, le pare-feu, etc.

En cinq mois d'utilisation, j'ai dû ré-initialiser (rebooter) seulement deux fois mon routeur Asus et c'était parce que j'avais des problèmes ailleurs sur le réseau (commutateur défectueux remplacé). La fiabilité est grandement améliorée par rapport à ce que j'avais avant (Linksys et D-Link).

jeudi 30 juillet 2009

Le portable "armoire à glace"

Voici le LG série S900. Un "portatif" format poids lourd. Il pèse près de 6 kilos et affiche sur un énorme écran de 19 po. On en a vendu plusieurs depuis quelques mois et aujourd'hui, j'ai eu le premier retour en atelier de ce type de modèle.


Le problème: fermeture sans prévenir lors de l'utilisation. Première idée qui vient à l'esprit: un cas de surchauffe. Pendant que le client décrivait son problème, j'ai pu confirmer visuellement que j'étais sur la bonne voie: les ports USB étaient tous obsctrués par une poussière jaunâtre épaisse typique des fumeurs. Assez qu'on ne voyait même pas le connecteur lui-même. Les deux sorties des haut-parleurs étaient elles aussi assez engorgées.

Une fois sur l'établi, j'allume l'appareil pour vérifier si l'air circule librement. La sortie d'air semble OK, pas vraiment sale. L'entrée d'air elle... Mais où est cette entrée d'air? Je retourne le LG sur tous les sens: aucune prise d'air visible! Les seuls endroits qui peuvent laisser passer l'air sont les deux grilles des haut-parleurs situées dans les coins en bas du clavier et elles sont très sales. Pas étonnant que les ports USB se soient congestionnés, l'air devait aussi être forcé d'entrer par ces connecteurs. Quel drôle de design... En plus, quand on place les doigts sur le clavier pour écrire, on a tendence à poser les palmes des mains sur les deux orifices en question.

Je démonte donc l'appareil pour l'inspecter. Très facile à démonter parce que très volumineux et que les vis sont toutes identiques. Une fois le couvercle supérieur enlevé, je peux voir que les deux grilles sont assez bouchées pour nuire au fonctionnement normal. Je lui fais un nettoyage, referme le tout et teste la circulation d'air: nette amélioration côté sortie, on sent beaucoup plus d'air chaud qui s'échappe. Quel drôle d'idée que de ne pas laisser d'orifices d'aération sous l'appareil vers l'avant comme c'aurait été logique de le faire...

lundi 27 juillet 2009

Sherlock enquête

Encore des portatifs qui surchauffent. Les symptômes sont toujours les mêmes: ventilateurs bruyants, redémarrages sans prévenir, appareil devenant très chaud. J'ai eu l'immense honneur de recevoir la visite de Sherlock Holmes pendant que je travaillais. Il n'a pu s'empêcher d'y aller de quelques déductions en voyant les portatifs. En voici un résumé:

Le premier cas: un fumeur, mon cher Watson. On peut affirmer sans se tromper que la personne est un homme à la retraite, économe, et gérant ses dépenses de près. Il habite avec sa femme, celle-ci étant une remarquable maîtresse de maison, soit dit en passant. Ils forment un couple uni et demeurent en bordure d'une rivière ou d'un lac.

Comment, cher docteur, vous me demandez encore de vous éclairer sur mes déductions? Eh bien voici mon cheminement logique: la personne est un homme à cause de la couleur des résidus; ceux laissés par une femme seraient plus pâles en raison de l'absorption différente du mélange fumée / oxygène dans les poumons. Remarquez comme la poussière s'est accumulée de façon homogène et sur une longue période de temps. Donc, il passe beaucoup de temps devant son ordinateur; il est à la retraite, c'est sûr. La grosseur des grains indique qu'il fume des cigarettes sans filtres, et qu'il donc est soucieux de ses dépenses (au prix se sa santé). Il habite avec sa femme puisque s'il fume devant son ordinateur et qu'il n'y a pas de traces de poussière normale, elle veille donc à ce que tout soit bien tenu. Ce souci du détail, trait typiquement féminin, est nécéssaire pour atteindre un tel niveau de propreté malgré la présence d'un fumeur. Ils sont très unis parce qu'elle lui permet de fumer à l'intérieur. La façon dont les débris se sont agglutinés au radiateur indique qu'ils habitent en milieu constamment humide. Seule une étendue d'eau de taille considérable peut en être la cause. Je pencherais pour un lac avec une certitude de l'ordre de 79.352 %. Je laisse maintenant la parole au tech qui va maintenant nous éclairer sur sa façon de régler le problème de cet ordinateur...

La poussière jaunâtre est difficile à enlever. L'aspirateur et la bonbonne d'air sous pression ne suffisent pas; il faut décoller les particules avec une petite brosse. Vaut mieux attendre après la pause du lunch... Ça été assez bien parce que cet ordinateur avait un panneau amovible juste au-dessus des ventilateurs. Merci encore Acer!



L'autre cas lui, présente les traces d'une fine poussière blanche. Le type de poussière indique une utilisation en un endroit assez sec, près d'un chemin gravelé et la présence d'une borne fontaine dans les environs. Le propriétaire possède un téléviseur à écran plat Sony dont la manette est défectueuse (touche INPUT intermittante). Il fume la pipe et a un ami qui travaille dans le domaine de la santé. OK, Watson, j'arrête l'enquête... Quoi, vous êtes prêt à manger votre chapeau si je vous prouve tout ça sans le moindre doute? Bon, préparez-vous à faire l'achat d'une caisse de Pepto Bismol pour digérer votre haut-de-forme parce qu'une seule phrase va suffire: c'est mon portatif...

Plus sérieusement, ce Toshiba a dû être entièrement démonté pour le nettoyage des radiateurs. En plus, ça m'a donné l'occasion de ressouder le port USB qui s'était détaché et se promenait librement à l'intérieur de l'appareil. J'en ai profité pour remplacer la pâte thermique même si elle était encore en bon état; elle aurait pu être contaminée par la poussière lors du nettoyage. La ressoudure du port USB a été le point le plus difficile parce que les pattes du port dépassaient à peine et que les points de soudure étaient minuscules.



Encore deux autres affaires rondement menées à leur conclusion, comme le dirait mon ami le détective.

jeudi 23 juillet 2009

Erreur 0x80070424 dans Vista

Cette erreur se produit quand on tente de faire les mises à jour de Windows Vista. À date, je ne l'ai vue que sur un appareil, sur lequel était installé la version 64 bits du système. J'ai d'abord pensé que c'était une affaire de dll mais ré-enregistrer tous les dll du système de téléchargement BITS n'a rien donné.

J'ai ensuite vérifié si le systène n'était pas infecté. Je me suis aperçu que depuis deux ou trois semaines, on commence à voir arriver des PC avec Vista qui ont des spywares ou des virus. Je me suis dit que ça pouvait en être la cause et que le malware en question avait délibérément endommagé Windows Update pour éviter d'être bloqué par un correctif. Rien d'anormal trouvé. J'ai aussi essayé l'outil de suppression de logiciels malveillants de Microsoft (fallait-il que je sois désespéré...) sans résultat.

En fouillant sur le net, on s'aperçoit que cette erreur est très courante mais que personne n'a de solution définitive. J'ai ensuite décidé d'essayer la mise à jour vers le SP2 mais la même erreur est apparue et l'installation du service pack a été refusée.

J'ai refait encore des recherches et sur cette page, en bas, j'ai trouvé quelqu'un qui avait la solution (ivson, post # 10). Mais sa solution n'a pas été facile à mettre en oeuvre.

Premièrement, il fallait intégrer un .reg à la base de registres. Je n'ai pas pris de chances et j'ai ouvert regedt32 en mode system à l'aide de PsExec de PsTools. Ça permet d'avoir le contrôle total non pas en mode administrateur mais en mode system qui est une sorte de super-admin avec toutes les permissions. Il faut d'abord installer PsTool et taper la commande suivante:

psexec -i -d -s c:\windows\regedt32.exe

ce qui donne le contrôle absolu sur la base de registre. Ensuite j'ai importé le fichier .reg créé à partir des indication dans le message. Attention lors de l'utilisation de PsExec en mode system! Comme l'a appris Peter Parker, avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités et il faut veiller à ne pas endommager le système.

Après, il fallait recopier le fichier TrustedInstaller.exe dans C:\Windows\Servicing qui est un dossier système protégé en écriture. Plutôt que me m'acharner sur les permissions, j'ai démarré avec PCLinuxOS et copié le fichier à partir de cette version de Linux. En y pensant, j'aurais peut-être dû utiliser encore PsExec avec cmd.exe mais j'étais un peu pressé par le temps. Lors de la copie du fichier, j'ai pu remarquer qu'il avait été effacé du répertoire. Ne désirant pas prendre de chances, j'ai pris le fichier en question dans un autre ordinateur fonctionnant avec Vista 64 plutôt que de le récupérer ailleurs dans les dossier système.

Ensuite, redémarrage et retour à Windows. Test de Windows Update: OK! Pour gagner du temps, j'ai installé ma copie de SP2 que j'avais déjà téléchargé et, cette fois, aucune erreur lors de la mise à jour.